
Que faire avec ces phrases lues dans les journaux, les images défilant sur nos écrans ou les voix de l’autre bout du monde ou de lycéens du centre-ville d’Arras à la radio ? Ces temps ci le monde nous paraît devenir bien petit. Peut-être restituer le temps long des histoires, de l’Histoire, démêler les fils du passé pour rappeler les faits et comprendre les événements.
À notre échelle, avec nos invités de ce soir, Ani Manukyan et Gnel Badalyan, présidente et vice-président de l’association Armat (association culturelle et éducative de Blois autour de la connaissance de l’histoire et de la vie en Arménie), nous posons notre Lorgnette sur la situation du Haut-Karabakh.
La victoire éclair des troupes azerbaïdjanaises, en vingt-quatre heures seulement fin septembre, a eu une conséquence immédiate. En prenant possession de ce territoire, dont la population presque intégralement arménienne avait déclaré l’indépendance en 1991, Bakou a provoqué la fuite immédiate de 100 000 de ses habitants (sur 120 000), qui préfèrent l’exil à la vie sous le régime azerbaïdjanais.





